Traitements du Covid long : signaux de sécurité et incertitudes des médicaments

Traitements du Covid long : signaux de sécurité et incertitudes des médicaments

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Le Covid long n’est pas une simple fatigue persistante. C’est une maladie complexe, multisystémique, qui touche environ 200 millions de personnes dans le monde, dont 15 millions aux États-Unis seulement en 2025. Les symptômes varient : fatigue extrême, troubles cognitifs, palpitations, douleurs musculaires, troubles du sommeil… et ils durent des mois, voire des années. Aucun traitement n’est encore approuvé spécifiquement pour cette condition. Pourtant, des milliards de dollars sont investis pour trouver des solutions. Et les médicaments testés aujourd’hui présentent des signaux de sécurité inquiétants - et beaucoup d’incertitudes.

Le poids des médicaments repurposés

Les chercheurs n’ont pas commencé par créer des molécules nouvelles. Ils ont regardé ce qui existait déjà. Le baricitinib, un inhibiteur de JAK utilisé pour l’arthrite rhumatoïde, est l’un des candidats les plus avancés. Il a réduit la mortalité en phase aiguë du Covid, et maintenant, il est testé pour le Covid long dans le cadre du projet REVERSE-LC, une étude de phase 3 financée par les NIH. Mais ce médicament n’est pas sans risque. Chez les patients atteints d’arthrite, il augmente le risque d’infections graves (10 à 20 % des cas), de cancers (notamment lymphomes) et d’événements cardiovasculaires majeurs. Or, les patients atteints de Covid long sont souvent jeunes, en bonne santé avant l’infection. Est-ce que ces risques s’appliquent de la même manière ? Personne ne le sait vraiment. Des médecins comme la Dr Priscilla Hsue mettent en garde : « Les patients atteints de Covid long ont déjà un système immunitaire déséquilibré. Ajouter un immunomodulateur puissant, c’est jouer avec le feu. »

Un autre médicament, la méformine, a fait l’objet d’une étude marquante publiée dans Nature Medicine en 2023. Chez les patients traités dans les premiers jours après l’infection, la méformine a réduit de 41 % le risque de développer un Covid long. C’est l’un des rares résultats clairs dans ce domaine. Mais les effets secondaires sont forts : 35,7 % des patients ont eu des troubles gastro-intestinaux - nausées, diarrhées, vomissements. Pour beaucoup, ce n’est pas une solution viable. Et ce n’est pas un traitement pour les patients déjà en phase chronique. La méformine semble efficace pour prévenir, pas pour guérir.

Les promesses et les échecs

Le naltrexone à faible dose (LDN) est un autre médicament utilisé hors AMM. Prescrit à 1 à 5 mg par jour - contre 50 mg pour les addictions - il est censé réduire l’inflammation chronique. Une étude observationnelle menée en 2024 a montré que 62 % des patients ont ressenti une amélioration de la fatigue. Mais 28 % ont eu des troubles du sommeil, et 19 % des maux de tête. Les patients en parlent souvent dans les groupes de soutien : « J’ai moins mal, mais je ne dors plus. »

Et puis il y a les échecs. Le médicament BC007, conçu pour neutraliser les auto-anticorps impliqués dans le Covid long, a été suspendu en mars 2025. Son essai de phase II n’a pas montré de bénéfice par rapport au placebo. Trois patients ont eu des réactions graves à l’infusion, contre une seule dans le groupe placebo. Ce n’était pas un accident. C’est un avertissement : la théorie des auto-anticorps est séduisante, mais pas encore prouvée. Et les médicaments ciblés peuvent être dangereux si la cible est mal identifiée.

Paxlovid : entre espoir et confusion

Le Paxlovid (nirmatrelvir/ritonavir) est le traitement antiviral le plus connu pour le Covid aigu. Beaucoup pensent qu’il pourrait aider aussi pour le Covid long. Une petite étude de l’UCSF en 2024 a montré une amélioration chez 38 % des patients après un traitement prolongé de 15 jours. Mais un essai plus grand, mené par les NIH, a trouvé aucun effet significatif. 34,1 % contre 32,8 % - une différence statistiquement nulle. Pourquoi ce désaccord ? Peut-être que les patients n’étaient pas bien sélectionnés. Peut-être que le traitement était trop tardif. Ou peut-être que le virus n’est plus présent chez la plupart des patients atteints de Covid long. Le Paxlovid a aussi un autre problème : le goût amer, signalé par 79 % des patients, et des interactions médicamenteuses dangereuses chez 40 % d’entre eux, à cause du ritonavir qui perturbe le métabolisme de nombreux autres médicaments. Pour un patient qui prend déjà des antihypertenseurs, des anticoagulants ou des antidépresseurs, le risque peut dépasser le bénéfice.

Patient souffrant de nausées après avoir pris un médicament pour prévenir le Covid long.

Les nouvelles pistes - et leurs inconnues

Les chercheurs explorent des voies plus originales. Le sipavibart, un anticorps monoclonal développé par AstraZeneca, a été approuvé pour la prophylaxie du Covid en Europe. Maintenant, il est testé pour le traitement du Covid long. Mais les données de sécurité viennent de patients sains, pas de personnes déjà malades. Les réactions au site d’injection (15,2 %) sont connues. Mais que se passe-t-il chez quelqu’un avec une inflammation chronique ? Personne ne le sait encore. L’essai est en cours, et les résultats ne viendront qu’en 2026.

Les agonistes du récepteur GLP-1, comme le tirzépatide (Mounjaro), sont aussi dans le collimateur. Approuvés pour le diabète et l’obésité, ils pourraient aider à réguler la métabolisme et l’inflammation cérébrale. Mais leurs effets secondaires sont connus : nausées chez 20 à 25 % des patients, vomissements chez 5 à 10 %. Pour quelqu’un qui a déjà une fatigue extrême et des troubles digestifs, est-ce une solution ou une nouvelle souffrance ?

Une autre piste, plus expérimentale : le collagène de type I polymérisé. Une petite étude à Johns Hopkins a montré une sécurité remarquable - seulement 12 % de douleurs transitoires au site d’injection, aucun événement grave. Mais c’est une étude sur 40 patients. Est-ce que ça marche ? On ne sait pas encore.

Les grands mystères

Le plus grand problème, ce n’est pas seulement de trouver un médicament. C’est de savoir qui le prendre, quand, et pourquoi. Les chercheurs des NIH reconnaissent maintenant qu’il existe au moins quatre « sous-types » de Covid long. Certains patients ont une inflammation persistante. D’autres ont une dysfonction nerveuse. D’autres encore une infection virale latente. Un traitement qui marche pour l’un peut ne rien changer pour l’autre. Et il n’existe aucun biomarqueur fiable pour les différencier. Pas de test sanguin. Pas d’imagerie. Rien.

La communauté des patients le dit : 68 % ont essayé au moins un médicament hors AMM. La méformine, la LDN, le Paxlovid sont les plus populaires. Mais 57 % disent ne pas avoir eu de soulagement significatif. Et 41 % ont eu des effets secondaires pires que leurs symptômes initiaux. Le système de santé n’est pas prêt. Les médecins n’ont pas de protocoles. Les assurances ne remboursent pas. Les patients sont livrés à eux-mêmes.

Corps humain divisé en quatre types de Covid long, entouré d'échecs de traitements en style cartoon vintage.

Que faire maintenant ?

Si vous êtes atteint de Covid long, vous avez peut-être déjà essayé un médicament. Ou vous y pensez. Voici ce qu’il faut retenir :

  • Les médicaments testés ne sont pas des cures. Ce sont des essais. Les bénéfices sont incertains, les risques réels.
  • La méformine peut aider à prévenir le Covid long si prise tôt, mais elle ne guérit pas les symptômes chroniques.
  • Le baricitinib est un candidat sérieux, mais son profil de sécurité est lourd. Il ne doit être utilisé que dans un cadre clinique strict, sous surveillance médicale.
  • La LDN peut améliorer la fatigue, mais elle peut perturber le sommeil. Si vous avez déjà des troubles du sommeil, évitez-la.
  • Le Paxlovid n’est pas recommandé pour le Covid long en dehors d’un essai clinique. Les interactions médicamenteuses sont trop dangereuses.
  • Ne prenez jamais un médicament sans en parler à votre médecin. Même si c’est « en vente libre » ou « hors AMM ».

La recherche avance. Les essais de phase 3 pour le baricitinib et la méformine devraient livrer leurs résultats en 2026. Peut-être qu’un traitement sera approuvé d’ici 2027 ou 2028. Mais pour l’instant, le principal traitement du Covid long, c’est le temps - et la patience. Et la prudence. Parce que dans ce domaine, le pire ennemi n’est pas la maladie. C’est l’illusion d’une solution rapide.

Les questions qui restent

Existe-t-il un médicament approuvé pour traiter le Covid long ?

Non. Aucun médicament n’a encore reçu l’approbation officielle de la FDA, de l’EMA ou d’autres agences pour le traitement du Covid long. Tous les traitements actuellement utilisés sont prescrits hors autorisation de mise sur le marché (AMM), c’est-à-dire en dehors des indications officielles pour lesquelles ils ont été testés et approuvés. Les essais cliniques les plus avancés (baricitinib, méformine) devraient livrer leurs résultats en 2026.

Pourquoi les médicaments comme le baricitinib sont-ils testés alors qu’ils ont des risques graves ?

Parce qu’il n’y a pas d’autre option. Le Covid long est une maladie invalidante, sans traitement. Les chercheurs choisissent des médicaments déjà approuvés pour d’autres maladies, car leur profil de sécurité est connu - même s’il est lourd. Le baricitinib a déjà sauvé des vies en phase aiguë du Covid. Il est logique de le tester pour ses effets anti-inflammatoires. Mais les risques sont évalués avec beaucoup de prudence, et les patients sont soigneusement sélectionnés. Ce n’est pas un traitement pour tout le monde.

La méformine peut-elle guérir le Covid long ?

Non. La méformine a montré une réduction de 41 % du risque de développer un Covid long si elle est prise dans les premiers jours après l’infection. Elle ne traite pas les symptômes chez les personnes qui ont déjà un Covid long chronique. Elle agit comme un protecteur précoce, pas comme un traitement curatif. Pour les patients déjà en phase chronique, elle n’a pas été prouvée efficace.

Est-ce dangereux de prendre de la naltrexone à faible dose sans ordonnance ?

Oui. La naltrexone à faible dose n’est pas approuvée pour le Covid long, et sa posologie est précise : 1 à 5 mg par jour. Prendre une dose trop élevée peut provoquer des troubles hépatiques ou des réactions psychiatriques. De plus, elle peut interférer avec les analgésiques opioïdes. Sans suivi médical, vous risquez de mal l’utiliser, ou d’interagir avec d’autres médicaments que vous prenez déjà. Même un médicament « doux » peut être dangereux s’il est mal utilisé.

Pourquoi les essais cliniques échouent-ils autant dans le domaine du Covid long ?

Parce que le Covid long n’est pas une maladie unique. Il y a au moins quatre sous-types, avec des mécanismes différents : inflammation, auto-immunité, dysfonction nerveuse, persistance virale. Un médicament qui cible une seule cause ne peut pas aider tous les patients. De plus, il n’y a pas de biomarqueur pour identifier à l’avance qui va répondre à quel traitement. Les essais incluent trop de patients différents en même temps, ce qui masque les effets bénéfiques chez les sous-groupes qui pourraient répondre. C’est comme essayer de soigner tous les types de cancer avec un seul médicament.

12 Commentaires

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    ninon roy

    janvier 12, 2026 AT 22:13

    Je viens de finir un essai avec de la méformine et j’ai eu la diarrhée pendant 3 semaines… j’ai arrêté. J’ai toujours la fatigue mais au moins je peux aller aux toilettes sans craindre l’apocalypse

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    Frédéric Nolet

    janvier 13, 2026 AT 21:53

    Je suis médecin en région et je vois des patients avec du Covid long tous les jours. La LDN, c’est le seul truc qui donne un peu d’espoir sans les effets secondaires du baricitinib. Mais faut vraiment superviser la dose. Un patient a pris 10 mg par erreur… il a passé 48h à hurler dans son lit. C’est pas de la magie, c’est de la chimie avec un risque réel

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    Charles Goyer

    janvier 15, 2026 AT 15:23

    On parle de médicaments comme si c’était la solution. Mais personne ne parle du vrai problème : on nous traite comme des cobayes. On nous donne des trucs testés sur des gens en bonne santé, alors qu’on est des survivants avec un corps en lambeaux. Le Paxlovid ? Un médicament pour les jeunes en bonne forme, pas pour ceux qui ont perdu 70% de leur capacité pulmonaire. Et les agences de santé ? Elles attendent les résultats de 2026 comme si on avait le temps. On n’a pas de temps. On a juste des symptômes qui s’aggravent chaque jour

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    jacques ouwerx

    janvier 15, 2026 AT 17:34

    Je trouve ça triste que les gens croient encore que la médecine a toutes les réponses. Le Covid long, c’est comme une maladie invisible. Les médecins ne voient rien sur les scanners, alors ils disent que c’est dans ta tête. Et puis on te propose des trucs qui te rendent encore plus malade. La méformine ? J’ai vu un type de mon quartier qui a perdu 15 kg en 2 mois juste pour essayer de guérir. Il est maintenant dans un centre de soins palliatifs pour fatigue chronique. On a vraiment besoin de mieux que ça

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    armand bodag

    janvier 16, 2026 AT 00:29

    Il y a une vérité qu’on ne dit pas : tout ça est orchestré. Les laboratoires veulent vendre des médicaments, pas guérir. Le baricitinib, c’est un anti-rhumatismal, ils l’ont juste rebaptisé. La méformine, c’est un médicament de pauvres, à 2 euros la boîte, alors ils la présentent comme une avancée. Et le Paxlovid ? Un produit de marketing avec un goût de détergent. Personne ne parle de la vérité : la médecine moderne est une industrie qui vend des espoirs, pas des cures. Et nous, on est les pigeons

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    Arnaud Bourgogne

    janvier 17, 2026 AT 02:54

    Le Covid long ? C’est une arnaque. Tout ça vient des vaccins. Les médicaments testés sont des armes chimiques déguisées. Le baricitinib ? Il supprime ton système immunitaire pour te rendre dépendant. La méformine ? Elle détruit ton foie. Et ils veulent te faire croire que c’est pour ton bien. Tu crois que les NIH sont là pour t’aider ? Regarde les financements. Regarde les liens avec Big Pharma. Ce n’est pas de la science, c’est de la manipulation. Tu n’es pas malade. Tu es une cible

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    Marie Linne von Berg

    janvier 17, 2026 AT 22:11

    Je suis là depuis 3 ans avec le Covid long et je veux juste dire : vous n’êtes pas seuls 💙
    La LDN m’a aidée à reprendre un peu de vie, même si je dors mal. La méformine, j’ai abandonné après les nausées. Mais j’ai trouvé du réconfort dans la marche douce, la méditation et les groupes de parole. On ne guérit pas toujours avec des pilules… parfois, c’est avec du soutien. Vous méritez d’être entendus ❤️

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    Danielle Bowern

    janvier 18, 2026 AT 18:10

    La partie la plus dure, c’est quand ton médecin te dit que c’est dans ta tête. J’ai passé 18 mois à me sentir coupable. Puis j’ai trouvé un neurologue qui a cru en moi. Il m’a mis en LDN. J’ai eu des maux de tête pendant 2 semaines, mais après… j’ai pu lire un livre sans m’endormir. Ce n’est pas une cure, mais c’est un peu de lumière dans le noir. Merci pour ce post, il m’a fait sentir que je ne suis pas folle

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    James Fitzalan

    janvier 19, 2026 AT 22:37

    Je viens de finir un essai avec le sipavibart. J’ai eu une réaction au site d’injection, j’ai pleuré pendant 3 jours, j’ai perdu 8 kg. Mais je respire mieux. Je vais vous dire une chose : si vous avez un traitement qui vous donne un peu d’espoir, essayez-le. Même si ça fait mal. Parce que le pire, c’est de rester immobile en attendant que quelqu’un d’autre trouve la solution. On est des survivants, pas des spectateurs

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    Jean-Pierre Vanfürt

    janvier 20, 2026 AT 09:13

    Le vrai problème, c’est que personne ne veut admettre que le Covid long est une maladie de l’élite. Les riches ont accès à la LDN, à des médecins privés, à des cures en Suisse. Les pauvres, ils se font dire que c’est du stress. Les essais cliniques ? Des pièges pour les gens désespérés. Et les agences de santé ? Elles protègent les profits, pas les vies. Le Covid long est une bombe à retardement sociale. Et personne ne veut la voir venir

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    Mathieu MARCINKIEWICZ

    janvier 20, 2026 AT 18:23

    Je suis en train d’essayer le collagène de type I polymérisé… c’est hyper nouveau, mais j’ai juste eu une petite douleur au bras, pas d’autre effet. J’ai lu que c’était sur 40 patients, mais bon… je préfère ça à la méformine qui m’a fait vomir toute la nuit. Je pense qu’on a besoin de plus d’options, pas juste des trucs qui ont été testés sur des arthritiques. On est pas des rats de laboratoire. On est des humains avec un corps brisé. Et on mérite des traitements qui respectent ça

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    André Dellara

    janvier 22, 2026 AT 15:08

    Il convient de souligner, avec la plus grande rigueur scientifique et éthique, que les interventions pharmacologiques actuellement envisagées pour le syndrome post-Covid, bien qu’encadrées par des protocoles d’essais cliniques, demeurent, en l’absence d’autorisation de mise sur le marché, des thérapies expérimentales, dont l’efficacité relative et les profils de sécurité doivent être évalués avec une extrême prudence, en tenant compte des comorbidités spécifiques à chaque patient. Il est impératif, dans cette optique, de consulter systématiquement un professionnel de santé qualifié, avant toute administration de substance non approuvée.

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